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Le livre blanc : Le vibe Coding en Santé
Un livre blanc qui défini l’organisation à mettre en place au sein d’un établissement, et le package minimal pour Vibe Coder des applications.


Thomas GHARMOUL
Responsable Innovation à l’Hôpital Foch et Expert numérique en santé & IA à l’ANAP, je travaille depuis plus de dix ans à la rencontre du droit, de la technologie et du soin.
Mon parcours s’est construit en croisant 3 mondes qui dialoguent rarement : le droit ( Master Droit santé numérique, DU Contentieux Médical), le management et la stratégie (ESCP, MBA IAE Paris-Sorbonne), et le terrain hospitalier et médico-social (AP-HP, Ministère de la Santé, Orpea, Foch). Cette combinaison m’a apprise que les bons projets numériques en santé ne se jouent jamais sur une seule dimension.
Aujourd’hui, j’écris, je publie et j’échange autour des sujets qui me préoccupent au quotidien : le déploiement raisonné de l’IA générative en établissement de santé, le cadre juridique européen qui se met en place, les conditions concrètes de réussite ou d’échec d’un projet numérique côté terrain.
10+
D’expérience
420+
décideurs santé rencontrés sur les sujets IA
30+
Projets numériques en santé
Où J’ai Travaillé

Actuel : Responsable Innovation & Référent IA

Actuel : Expert santé numérique & Intelligence Artificielle

Project Manager en Recherche Clinique (DSI)

Project Manager réforme des Transports Sanitaires

Project Manager Télémédecine au niveau national
Analyses
Le monde de la santé numérique et de l’intelligence artificielle est complexe, j’analyse des cas précis et des points de droit pour avoir des pistes de réflexions.
Questions & Réponses
Qu’est-ce que le vibe coding, et que vient-il faire en santé ?
Le vibe coding consiste à produire un logiciel en décrivant en langage naturel le résultat attendu, et en laissant une IA générer le code. Le terme s’est popularisé en 2025. En santé, il abaisse la barrière technique au point qu’une équipe de soin ou d’innovation peut concevoir un outil interne sans équipe de développement constituée. La question qu’il soulève n’est pas de savoir si cela fonctionne. C’est de savoir si le résultat tient dans un environnement réglementé.
Pourquoi le sujet concerne-t-il particulièrement les établissements de santé ?
Les établissements dépendent fortement d’éditeurs externes et de cycles d’achat longs. Développer en interne, avec des modèles d’IA exécutés localement, ouvre la perspective de garder la donnée chez soi et de réduire cette dépendance. La promesse est celle de l’autonomie. La condition est que cette autonomie ne se paie pas en sécurité ni en conformité.
Qui est responsable d’un code généré par une IA ?
Quand le code est produit par un modèle à partir d’une consigne, la chaîne classique de responsabilité se brouille. Celui qui a rédigé la consigne, l’établissement qui a déployé l’outil, le fournisseur du modèle : la frontière n’est pas écrite. Le droit existant n’a pas été pensé pour cette situation. La responsabilité ne disparaît pas, elle devient simplement plus difficile à situer, et c’est l’une des questions que le livre blanc à paraître examine.
Un logiciel développé de cette manière peut-il être un dispositif médical ?
Si l’outil contribue à une décision clinique, sa méthode de fabrication ne change rien à sa qualification. Un logiciel qui répond à la définition du règlement dispositifs médicaux est un dispositif médical, qu’il ait été écrit par un développeur ou généré par une IA. La rapidité de conception n’exonère d’aucune obligation. La facilité à construire crée parfois l’illusion que le seuil réglementaire s’est déplacé. Il n’a pas bougé.
Peut-on l’utiliser avec des données de patients sans risque ?
Le risque ne tient pas à la méthode, il tient à l’endroit où la donnée circule. Un outil qui s’appuie sur une IA hébergée à l’extérieur fait sortir la donnée de l’établissement. Un modèle exécuté localement ou en architecture fédérée la maintient en interne, ce qui change l’équation de la protection des données. La faisabilité technique d’un usage souverain existe déjà. Sa maîtrise juridique, elle, reste à construire.
Est-ce une mode passagère ou une tendance de fond ?
Il est trop tôt pour trancher définitivement sur chaque outil. Mais le mouvement de fond, l’association du développement assisté par IA et de modèles souverains exécutés localement, n’a rien de cosmétique. La vraie question pour un établissement n’est pas technique, elle est de gouvernance : sous quel cadre construire en interne sans s’exposer. C’est précisément l’objet du livre blanc présenté à l’automne.

